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Agir tôt auprès des enfants : l’AQPSC demande aux partis de passer des intentions aux engagements

il y a 2 jours
3 min de lecture

À l’échéance fixée, deux des cinq partis sollicités avaient répondu aux demandes

des centres de pédiatrie sociale en communauté


Gatineau, le 16 septembre 2026 – La prévention et l’intervention précoce occupent une

place importante dans le débat public et dans plusieurs engagements entendus depuis le

début de la campagne électorale. Pour l’Alliance québécoise de la pédiatrie sociale en

communauté (AQPSC), le moment est maintenant venu d’obtenir des engagements

concrets des partis


Les cinq principaux partis politiques ont été invités à se prononcer sur trois engagements

concernant la pédiatrie sociale en communauté. À l’échéance fixée du 11 septembre,

deux avaient répondu.


Les réponses intégrales reçues sont rendues publiques sur le site Web de l’AQPSC. Pour

les partis n’ayant pas répondu avant l’échéance, la mention « Aucune réponse reçue » est

indiquée. Les réponses sont disponibles au aqpsc.org/post/financement-de-la-pédiatrie-sociale-en-communauté


Lors du débat sur la petite enfance tenu la semaine dernière, la pédiatrie sociale a

d’ailleurs été portée à l’attention des représentants des partis, sans qu’aucun engagement

précis ne soit pris à son égard.

L’enjeu est immédiat. L’entente actuelle de financement des centres de pédiatrie sociale

en communauté (CPSC) arrive à échéance le 31 mars 2027. Le prochain gouvernement

devra donc rapidement décider de la suite.


L’AQPSC a documenté les réalités vécues dans les centres, réalisé une modélisation des

besoins et déposé au ministère de la Famille une proposition de nouveau cadre de

financement. Les partis ont maintenant l’occasion de dire clairement quelle direction ils

entendent prendre.


Les CPSC sont déjà sur le terrain. En 2025, près de 12 000 enfants ont été accompagnés

par les centres de pédiatrie sociale en communauté au Québec. Leur approche vise à

comprendre l’ensemble de la situation de l’enfant et à réunir autour de lui et de sa famille

toute personne significative, incluant l’école, les professionnels de la santé, les services

sociaux et les ressources de sa communauté.


Dans plusieurs CPSC, le financement public actuel ne permet pas de couvrir l’ensemble

des capacités essentielles nécessaires au fonctionnement. Les centres doivent donc

mobiliser la philanthropie et d’autres contributions pour maintenir leurs équipes et leurs

services. Cette capacité de compensation atteint ses limites. Un statu quo dans le

financement public compromettrait la capacité de certains centres à maintenir leur offre

actuelle et pourrait entraîner des réductions de services aux enfants et aux familles.


Pour l’AQPSC, la philanthropie doit demeurer un complément. Elle ne devrait pas être

nécessaire pour assurer les capacités essentielles permettant d’accompagner les enfants en

situation de vulnérabilité et leur famille.


« On parle beaucoup d’agir tôt pendant cette campagne. Les CPSC le font déjà, chaque

jour, auprès d’enfants en situation de vulnérabilité. Nous avons documenté les besoins et

proposé une voie concrète. Mais le statu quo n’est pas sans conséquence : dans certains

centres, des services sont menacés. Nous demandons maintenant aux partis de dire

clairement s’ils sont prêts à donner aux CPSC les moyens, la stabilité et l’équité

nécessaires pour poursuivre leur travail », affirme Frédérique Delisle, directrice générale

de l’AQPSC.


Trois engagements sont demandés aux partis:

LES MOYENS

Un financement public de

base permettant à chaque

CPSC de disposer des

équipes et des ressources

essentielles à son

fonctionnement.

LA STABILITÉ

Une entente de cinq ans,

jusqu’en 2032, avec une

indexation annuelle, pour

permettre aux centres de

planifier, de garder leurs

équipes et d’accompagner

les enfants dans la durée.

L’ÉQUITÉ

Des ressources de base

suffisantes pour chaque

centre, puis un financement

adapté aux besoins des

enfants et aux réalités de

chaque territoire.

Le prochain gouvernement devra rapidement prendre des décisions sur le financement

des CPSC. Les 44 centres membres de l’AQPSC demandent donc aux partis de dire

clairement ce qu’ils comptent faire.


Les moyens. La stabilité. L’équité.



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